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la paresse
(Florence Jallier / Thomas Ménard)
échangerais nike contre charentaise le cellulaire, le fax, de la foutaise produits superflus d'une société de consommation dont à mon grand regret je suis le pygmalion on fait de moi une battante de milliers d'hommes je suis adulée ce n'est qu'une réalité apparente car dans mes rêves les plus secrets REFRAIN : je suis la supra méga reine des fainéantes wai je savoure le délice lazy woman indolente du rien à faire je suis une adoratrice oh dieu des lymphatiques, des apathiques wai délivre moi du travail auquel je suis allergique fais moi fatiguée flegmatique, paresseuse et je serais la femme la plus heureuse loin du speed, du mac do, du nintendo accorde moi toujours plus d'heures de repos il faut qu'à cette folie du stress on édicte la charte du droit à la paresse REFRAIN... plus de pauses, de vacances, de congés payés un ptit coin de bonheur, de tranquillité loin de la net économie, des industries, des sociétés qui polluent, exploitent, sans aucun respect au culte du non faire je vouerai ma vie au parti des amorphes portera mon choix préférant la cigale à la fourmi entamerai l'hymne à la paresse de ma plus belle voix REFRAIN... PONT : et si les hommes s'évertuent à franchir le mur du son à toujours vouloir plus à se prendre pour des dieux je continuerai à préserver mon édredon car à tout prendre je préfère finir dans mon pieu faites moi walkirie et dans un sursaut d'énergie hissons l'étendard pour une juste cause combattons l'ennemi d'une noble race trop longtemps insultée LES FLEMMARDS ! |